En tant que fournisseur de solutions data Marketing, nous sommes souvent confrontés aux problématiques de ciblage marketing. Les marketeurs et commerciaux du BtoB qui commandent des fichiers de cibles peuvent être déçus des résultats de leurs campagnes et attribuer une grosse partie de leur déception au fichier. Ils n’ont pas tort. Le ciblage a sa part évidente dans la réussite d’une campagne. Rappelons qu’une bonne campagne c’est 25% de ciblage, 25% de la qualité de la donnée, 25% de message, 25% du canal. Alors, autant prendre son temps pour cibler efficacement.
Préambule
Traditionnellement en BtoB, la création de fichiers de prospection se base sur 4 grands critères : le secteur d’activité de l’entreprise, sa taille, sa zone géographique et la fonction de la personne ciblée.
Le résultat de ce type de prospection se traduit souvent par des fichiers très volumineux et peu qualitatifs. Une fois la campagne lancée la déception peut être grande notamment à cause des taux de transformation souvent très faibles. Atteindre 10% d’ouverture est déjà un bon résultat. Aller jusqu’à la signature relève souvent de l’exploit, et ce malgré un message pertinent.
Même si les sirènes du « plus j’en envoie, plus j’aurais de retours, c’est mathématique » sont tentantes, il est souvent plus efficace de prendre plus de temps dans la préparation de ses cibles de prospection.
Alors comment s’assurer de meilleurs résultats ?
Détenir plus d’informations sur nos cibles nécessite une bonne base de données. Cette dernière rentre à deux niveaux dans la performance de la campagne. Dans le ciblage évidemment pour attaquer une cible plus précise, mais également dans le message en lui-même, l’un n’étant pas forcément lié à l’autre.
Prenons un exemple
Un vendeur de matériel de construction souhaite cibler des PME du BTP de Bretagne pour qu’ils se fournissent chez lui. Il souhaite lancer une campagne téléphonique et une campagne terrain au travers de ses commerciaux.
Le résultat d’un ciblage traditionnel (BTP, Bretagne, entreprises de moins de 20 salariés) vous donnera une cible de plus de 100 000 entreprises. Autant dire qu’il sera difficile de faire une grande différence parmi les nombreux appels que ces entreprises pourront recevoir. De plus, le message risque d’être trop généraliste pour être percutant.
Analysons maintenant ces 100 000 entreprises.
Essayons de chercher parmi elles des micros segments, des cibles, qui permettront de mieux les identifier, mais aussi de mieux leur parler. Par exemple, identifions leurs domaines spécifiques de travaux. Au-delà de la nomenclature des Activités françaises peu précise, cherchons leur réelle activité. Sans être spécialistes, les professionnels de l’isolation ou du chauffage ne devraient pas avoir besoin du même matériel. Cela tombe bien des bases de données existent pour cela.
Pourquoi ne pas détecter également les artisans reconnus garants de l’environnement ? Ceux engagés dans une vraie démarche de qualité. Cette information pourrait avoir une vraie plus-value dans le message adressé.

